Nevermore : le concert !

Hier, le 28 septembre 2024, nous avons enfin assisté au tant attendu concert Nevermore de Mylène Farmer au Stade de France !

Que dire si ce n’est que les 3 ans d’attente auront valu le coup. Des superlatifs, je pourrais en sortir à la pelle : scène énorme, décors pharaoniques, Mylène radieuse, énergie folle, musiciens au top, public chaud comme la braise… Tout était gigantesque, de la scène de 63 mètres d’ouverture sur 24 mètres de haut, aux 90 semi-remorques nécessaires à transporter le matériel.

Résumé du concert, photos & vidéos

À l’entrée dans la fosse du stade, on est impressionné par l’énorme scène et son avancée en forme de croix au cœur de la fosse, au bout de laquelle trônent deux corbeaux géants. Alors que le stade finit de se remplir et que le ciel commence à s’assombrir, hommage au regretté Jean-Louis Murat avec la diffusion du clip « Regrets » sur les grands écrans. Encore un peu de patience, des musiques de fond s’enchaînent (pour ceux qui étaient présents, ils se souviendront sans doute de l’interminable « Tu es oùuuuu »)…

Le stade est complet, la nuit est tombée, quand soudain le mot « NEVERMORE » affiché en rouge sur les écrans laisse place à des nuées de corbeaux qui tournoient dans une ambiance sonore cinématographique. Les oiseaux se rassemblent et Mylène apparaît alors au centre avec de gigantesques ailes, entamant un remix de la chanson « Du temps ». Vêtue d’un pantalon noir scintillant et d’une veste prolongeant sa chevelure rousse, elle avance sur la scène, et de grands épouvantails surmontés de crânes de corbeaux s’élèvent le long de l’avancée.

Mylène rejoint la gauche de l’avancée de scène, un garde-fou se déploie, une nacelle s’élève au bout d’une grue cachée sous la scène et la chanteuse est transportée au dessus du public situé côté « ouest » de la fosse en chantant « Peut-être toi », avant de redescendre sur scène.

Après avoir jeté sa veste en direction de la fosse et vêtue d’une chemise blanche, Mylène rejoint la droite de l’avancée de scène, et une seconde nacelle l’élève cette fois au dessus du public côté « est » de la fosse pour interpréter une version rythmée de « Libertine ». Elle passe juste au dessus de nous, c’est magique ! À la fin de la chanson, et à l’instar de son clip vidéo, Mylène prend son pistolet et tire sur les écrans devant la scène, qui se brisent et s’entrouvrent.

Les écrans s’ouvrent, un décor grandiose de cathédrale vue du haut apparaît, devancé d’un haut portail. On découvre également les danseurs et musiciens. Un de ses danseurs lui passe une veste dorée et Mylène entame alors une chorégraphie sur « Optimistique-moi », puis chante « À tout jamais » devant de superbes effets visuels sur l’écran géant en fond de scène. Elle chante enfin « C’est une belle journée » en dansant dans une humeur joviale.

La scène plonge dans la pénombre, un grand corbeau avance dans la brume, dressé sur un crâne humain. Il se retourne, son corps s’illumine et Mylène apparaît à l’intérieur, vêtue d’un long manteau brillant, et chante « Tristana ». Le tableau est très réussi. Le réarrangement musical est bon, le décor en fond de scène présente un ciel étoilé et une lune géante, virant au rouge en fin de chanson.

Le corbeau se retourne et sort doucement de scène, puis les danseurs vêtus de latex noir viennent réaliser des chorégraphies rythmées eu milieu d’éclairages modernes sur le medley « Remember », mix de chansons anciennes et plus récentes de Mylène.

La scène s’illumine de vert, et les membres du groupe AaRON font leur apparition pour interpréter aux côtés de Mylène la chanson « Rayon vert » qu’ils ont composée pour elle. Les voix sont douces, le décor est reposant, très beau moment.

Place au moment émotion. L’avance de scène se retourne, un piano fait son apparition. Mylène chante « Rêver », accompagnée d’Yvan Cassar. Les lampes de nos téléphones illuminent le stade, c’est magnifique. On reprend naturellement le refrain plusieurs fois avec elle. Le chanteur Seal, en tournée sur Paris, nous fait la grande surprise de venir interpréter « Les mots » à ses côtés.

Le moment émotion se termine par de magnifiques visuels de Woodkid. Mylène nous transporte dans un univers virtuel sur « Que l’aube est belle… » avec son avatar qui finit par s’envoler en déployant ses ailes de corbeau. La chanson se finit et Mylène quitte doucement la scène au milieu des flammes alors que des croix en feu s’élèvent au fond de la scène.

Nouvelle ambiance, un énorme pantin apparaît en fond de scène, et « Sans contrefaçon » retentit. L’arrangement musical est identique à celui de sa tournée de 1989, les costumes à carreaux font également rappel à l’époque. L’effet est garanti, c’est génial, tout le monde s’amuse et chante, l’ambiance monte !

Alors que le public chauffe, Mylène s’assied dans un grand fauteuil doré, des basses nous prennent soudain aux tripes, et c’est le très rythmé « Oui mais… non » qui démarre. On saute, on tape dans les mains, on crie, tout le monde est à fond !

La tension redescend, changement d’ambiance. On se repose devant le court métrage « The Crow » de l’artiste Glenn Marshall, présentant l’histoire d’une danseuse qui se transforme en corbeau, et diffusé sur une version instrumentale de la chanson « Ode à l’apesanteur ». La scène est alors plongée dans le noir.

Des chœurs résonnent, des cloches retentissent, des moines arrivent et portent des lanternes… Une énorme faucheuse fait alors son apparition dans la brume. Mylène se trouve au centre, tenue rouge scintillante et cuissardes noires brillantes. Elle interprète « Que je devienne » sur un autel, puis s’élève dans les airs devant cette statue impressionnante. Le tableau, la musique, les percussions, tout est magnifique !

Mylène reste en hauteur et interprète « XXL » avec de superbes jeux de lumière avant de redescendre lentement sur scène. L’ambiance est à nouveau survoltée, tout le monde chante. La chanson se termine par un solo des guitaristes sur l’avancée de scène.

À nouveau, on plonge dans le noir. Le haut de la cathédrale s’éclaire doucement et deux grandes croix inversées en descendent lentement sur une mélodie et une voix dignes d’un film d’épouvante. Les vitraux s’illuminent alors, et c’est parti pour « Désenchantée ». C’est notre hymne, tout le monde est à fond !

On est à fond dans l’ambiance, on chante, Mylène nous fait reprendre plusieurs fois son refrain en criant « C’est magnifique ! », on n’a pas envie que cet instant se termine ! Mais l’heure est arrivée, elle ne nous salue puis quitte la scène en nous disant « Au revoir ! ».

Tout le monde crie « Mylène ! Mylène ! Mylène ! », tape dans les mains, sans interruption… Après un long moment, la scène s’illumine de bleu, d’étoiles et de rayons blancs, et Mylène réapparait pour entamer son final « Rallumer les étoiles » dans un costume très classe dont la veste est constituée de plumes noires. Mylène chante, fait signe au public, les danseurs se déhanchent, l’avancée de scène s’embrase !

Les danseurs quittent la scène, Mylène termine alors sa chanson en solo et nous envoie un dernier « Je vous aime ! »… Une sorte de capsule transparente se dévoile alors derrière elle et s’entrouvre. Mylène y entre, puis se retourne et nous fait face. Les portes se referment alors et la capsule commence à s’élever lentement de la scène au centre d’un rayon lumineux. Arrivée à mi-hauteur, et par un effet visuel des plus réussis, Mylène se volatilise dans un tourbillon de corbeaux, alors que la capsule continue son ascension jusqu’au sommet du décor.

Les nuées de corbeaux tourbillonnent, les écrans de la scène se referment sur la même ambiance qu’à l’ouverture du concert, les épouvantails aux crânes de corbeaux et s’élèvent dans la lumière, « NEVERMORE » réapparaît sur les écrans, et c’est la fin !

Quel moment magique, magnifique, que d’émotions ! Nos cœurs resteront marqués de ce souvenir inoubliable pour un bout de temps, comme à chacun des concerts de Mylène ! Seul regret, ces 2 heures de concert sont passées à une vitesse folle… On aimerait tant que ça continue encore !

Mylène, reviens-nous vite !

Mise à jour : La tournée « Nevermore » aura attiré près de 700.000 spectateurs pour 14 concerts. C’est la plus grande tournée des stades pour une artiste française. Le film de son concert sera projeté le jeudi 7 novembre 2024 lors d’une séance unique, dans plus de 500 cinémas, de l’Australie au Mexique en passant par la Belgique, le Canada, la France et d’autres pays, et réunira en une seule soirée plus de 210.000 spectateurs. Encore des records battus pour Mylène !

Quelques liens Wikipédia…

➡️ Mylène Farmer
➡️ Nevermore
➡️ Stade de France
➡️ AaRON

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